QUI SOMMES-NOUS ?

Loreleï, association d’autodéfense et de lutte contre le sexisme à Paris et Montpellier, est une association loi du 1er juillet 1901, fondée en mars 2016. Elle propose aux femmes (trans et cis*), aux jeunes filles (trans et cis), aux lesbiennes (trans et cis), aux bisexuelles (trans et cis), aux hommes trans et aux gays (trans et cis) des formations à l’autodéfense. Les formations s’adressent au public, aux associations, aux collectivités et aux entreprises du secteur public ou privé. Ses activités ont lieu principalement à Paris mais s’étendent à toute la France. Loreleï a également ouvert une antenne à Montpellier.

* Trans : personne dont l’identité de genre est en désaccord avec le sexe/genre qui lui a été assigné à la naissance. Cis : personne dont l’identité de genre est en accord avec le sexe/genre qui lui a été assigné à la naissance.

Pourquoi « Loreleï » ?

Nous n’avons pas choisi notre nom au hasard.

Loreleï est le nom d’un rocher en Allemagne, sur les bords du Rhin. Le rocher de la Loreleï réduit la largeur du fleuve, dont le courant est très violent et parsemé de rochers immergés à cet endroit : la navigation y est difficile. Au fil des années, de nombreux bateaux ont coulé et beaucoup de marins y ont trouvé la mort. L’hétérosexisme aidant, les légendes ont fait apparaître sur ce rocher une jeune fille ou une sirène du même nom. La Loreleï, féminine, malveillante, envoûterait les marins en chantant, causant ainsi leur perte.

Loreleï est aussi le nom d’une de nos techniques d’autodéfense préférée. La défenseuse en Loreleï est à terre dans une position détendue et peut paraître vulnérable. Pourtant, elle est redoutable : en une fraction de seconde, elle peut mettre un agresseur qui se trouve trop près hors d’état de nuire.

Le lien entre la sirène et la défenseuse est simple : c’est la question de la responsabilité et de la culpabilité. Il n’y a pas de sirène malveillante qui ôte la vie aux pauvres marins. Il y a des imprudents dont les erreurs de navigation leur sont fatales. Contrairement aux messages couramment véhiculés, les victimes n’ont aucune part de responsabilité dans les agressions qu’elles subissent et ont toute légitimité à se défendre. La responsabilité et la culpabilité doivent peser sur la seule personne qui les mérite : l’agresseur.

Grâce à l’autodéfense féministe, qui agresse une femme risque de se retrouver face à une défenseuse Loreleï.

L’autodéfense selon Loreleï

Loreleï adopte la méthode Garance, technique historique d’autodéfense féministe développée dans les années 70.

L’autodéfense féministe a la particularité d’appréhender la violence de manière réaliste, telle que nous la vivons tous les jours et sous toutes ses formes : verbale, physique, psychologique, sexuelle… au travail, en famille, à l’école, dans l’espace public ou l’espace privé.

La non-mixité des stages favorise la prise de parole et d’espace, pour un meilleur apprentissage et un meilleur partage des expériences. Elle permet d’acquérir des techniques dans un climat de confiance, rendant possibles une meilleure compréhension de ses peurs, de ses appréhensions et surtout de sa force et de sa puissance. De plus, il est important d’adapter l’autodéfense aux types de violences vécues par les participantEs* : les femmes et les hommes vivent des types d’agressions différents et dans des contextes différents.

Différentes non mixités sont proposées. Par exemple, les non-mixités suivantes ont déjà été mises en place :

  • femmes trans et cis
  • meufs (trans et cis), gouines (trans et cis) et trans (FtM, MtF, FtU, MtU, FtX, MtX et autres autodéfinitions)
  • sans hommes cis
  • folles, radical faeries et soeurs de la Perpétuelle Indulgence (gays trans et cis) : personnes s’auto-déterminant M et/ou socialement identifiées M, et qui ne correspondent pas aux codes attendus de la masculinité.

D’autres types de non-mixité seront proposés au fil des activités de l’association et selon les demandes.

Aucune condition physique particulière n’est nécessaire pour participer aux stages et ateliers. L’autodéfense féministe que nous transmettons est non seulement adaptée à la vie réelle, mais aussi aux réalités des personnes. Les techniques, notamment physiques, sont simples et ne demandent pas de force particulière. Les formatrices sont en mesure d’adapter les techniques aux diverses mobilités des personnes. Quelle que soit votre condition physique, vous êtes invitéE à contacter l’association pour plus de renseignements.

Le lieu dans lequel se déroulent la plupart des stages n’est hélas pas accessible aux personnes en fauteuil roulant. Pour les personnes qui se déplacent en fauteuil, nous proposerons bientôt un programme adapté, n’hésitez pas à nous contacter.

Aucune tenue vestimentaire n’est imposée. Il est réaliste d’apprendre à se défendre dans des tenues du quotidien.

On vous attend, les ressources sont en vous !

*Nous faisons le choix d’utiliser une grammaire inclusive afin de renverser la norme sexiste « le masculin l’emporte sur le féminin » et de ne pas invisibiliser les personnes de genre autre que féminin ou masculin.

Formatrice

  • Idaline Lortiga

Idaline est formatrice diplômée en autodéfense féministe, formée par l’association Garance (Bruxelles) et anime des formations d’autodéfense féministe depuis 2016.

Elle travaille également auprès d’autres associations et structures.

Elle est notamment formatrice paire pour les personnes en situation de handicap, les queers et les lesbiennes.

E-mail : idaline.lortiga@gmail.com

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